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    L'Edito

    Sortir du bricolage

    Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:5301 Le 26/06/2018 | Partager
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    La Coupe du monde est terminée pour les Lions de l’Atlas. Malgré la déception de l’élimination, cette équipe nous a fait vibrer par sa volonté et sa combativité. Que de bons soldats, mais cela n’a pas suffi.

    Passée l’émotion, il va falloir procéder à l’inventaire et à l’analyse dépassionnée de cet échec. Car l’arbre de ces vaillants Lions ne doit pas cacher l’état désastreux de la forêt de notre football. Aujourd’hui, malgré des généreux sponsors de la Fédération, ce sport n’a aucune politique au sens d’une vision qui s’inscrit dans le temps. Il ne faut pas se leurrer.

    Les succès et la régularité des nations les plus performantes se construisent avant tout sur la structuration des clubs et des compétitions nationales. Or, sur ce plan, on est tout proche du degré zéro.

    Dans toutes les disciplines, les sélections seniors se nourrissent par un processus de relève qui part de très bas, de pupilles et un solide dispositif de formation. La régénération des talents est impossible tant que le bricolage tiendra lieu de politique dans le football.

    Compter sur l’éclosion de certains de nos jeunes qui jouent dans des clubs européens pour bâtir une équipe est tout sauf une politique. Cela s’appelle de la loterie. Que fera-t-on lorsque la génération qui était en Russie raccrochera les crampons?

    Nous sommes tombés tellement bas que quelques clubs de l’«élite» de notre championnat n’arrivent plus à régler les primes des joueurs et les factures de consommation d’eau et d’électricité de leurs centres d’entraînement. La passion du foot, nous l’avons. Les talents et les supporters (les vrais), nous les avons aussi.

    Les terrains? Ils existent même s’ils sont perfectibles. Ne manque qu’à bâtir les fondations durables. Assurément, il nous faut d’excellents ouvriers qualifiés et de bons planificateurs. Ni la Fédération, ni les clubs n’en ont la capacité.

     

     

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