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L'Edito

Smig RSE

Par L'Economiste| Edition N°:3506 Le 12/04/2011 | Partager

LA responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) est un thème porteur dans les colloques, mais malheureusement encore peu dans la pratique quotidienne. Le label du patronat est une belle initiative par l’effet d’émulation chez les opérateurs et la diffusion des bonnes pratiques dans les entreprises. Mais un label vaut ce qu’il vaut. Il s’agit avant tout d’une reconnaissance d’un engagement de celui qui le reçoit. Plus que le certificat, le plus important est dans l’action et l’attitude du chef d’entreprise.
Dans notre contexte, la RSE ce n’est pas que refaire la peinture d’une petite école implantée dans un quartier défavorisé ou d’offrir des fournitures scolaires aux enfants issus des milieux pauvres. Cette solidarité-là est à saluer, mais la première des responsabilités sociales commence par le respect de la loi, c’est-à-dire assurer la totalité des droits sociaux à ses employés, payer ses impôts ou exiger de ses sous-traitants le strict respect des lois sociales. Ce «Smig» de la citoyenneté de l’entreprise n’est pas encore un acquis. Loin s’en faut. Dans bien des secteurs, la compétition est encore fondée sur la capacité à augmenter la part du travail non déclaré, à minorer la base des cotisations CNSS ou de l’«habileté» à soustraire une partie du chiffre d’affaires de la base imposable.
Cette culture, car c’en est une, fausse les règles du jeu de la concurrence et par-dessus tout, détruit de la richesse en augmentant la mortalité des petites entreprises. Et c’est toute la société qui en pâtit.
La consolidation de ce premier pilier de la RSE est un long processus, elle doit être le combat de tous les jours. Elle suppose une transformation des mentalités qu’il faudra labelliser un jour.
 

Abashi SHAMAMBA

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