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L'Edito

Seuil

Par L'Economiste| Edition N°:3591 Le 09/08/2011 | Partager

Les prochaines élections législatives devraient avoir pour but de donner la vraie cartographie politique du Maroc. Or, en ce moment, nombre de partis, particulièrement ceux qui se considèrent comme les plus grands, militent pour imposer un seuil éliminatoire, de l’ordre de 5 à 6%.
A priori, cette mesure paraît de nature à rationaliser la représentation et à limiter la dispersion au sein du corps législatif. Elle semble donc positive.
Cependant, il faut tenir compte de deux points fondamentaux.
Le premier point concerne le nombre des petits partis. La somme de toutes ces petites formations, que l’on se propose d’éliminer, risque d’éliminer aussi de 20 à 25% des votes. Ce serait tout bénéfice pour les plus grands partis, mais au prix d’un affaiblissement considérable de la représentativité du corps législatif.
Le deuxième point concerne le futur parlement. Il doit avoir un rôle structurant, après l’adoption de la nouvelle Constitution. Il serait donc judicieux qu’il reflète le plus exactement possible la carte politique nationale.
En effet, nous sommes dans une phase exceptionnelle, au cours de laquelle nous devons rechercher la représentation la plus large possible. Ce souci doit primer sur tout autre car il s’agit de construire, de reconstruire l’infrastructure juridique et politique de la Nation.
Bien sûr, à l’avenir, dans une législature ultérieure, rien n’empêche la majorité, constituée sur cette base de représentation élargie, de prendre en compte le souci de la rationalité et de choisir le seuil électoral qu’elle juge bon.
Dans cette phase structurante que traverse le pays, il faut certes raisonner en termes de légalité, mais il faut aussi penser en termes de légitimité. Autrement dit, l’impératif est non seulement de faire ce que le droit autorise, mais il est encore plus important de veiller à ce que les décisions soient l’objet de la concertation la plus large.

Abdelmounaïm DILAMI

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