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    Par L'Economiste| Edition N°:4471 Le 26/02/2015 | Partager

    Avec un temps de retard, le secteur immobilier arrive sur l’agenda gouvernemental. L’enjeu se résume à une question: comment aider les meilleurs d’entre les promoteurs à traverser cette mauvaise passe. Pas pour leurs beaux yeux, mais pour conserver le savoir-faire qu’ils ont accumulé dans leur pratique moderne d’un vieux métier. Un vieux métier où il n’y a pas que des entreprises transparentes.
    Le Maroc a déjà une expérience d’un mauvais moment qui s’est plutôt bien passé: le plan d’accompagnement des entreprises du textile, au milieu des années 2000. D’un seul coup les acheteurs ont disparu, mais on savait qu’ils reviendraient. L’important alors est de faire en sorte que les entreprises tiennent le coup, ne dispersent pas le savoir-faire en mettant leurs ouvriers au chômage. Ce plan, qui porte la marque Jettou-Mezouar, a permis au label Maroc d’être au rendez-vous quand les affaires ont repris.
    Même cas de figure, en plus stratégique et en plus grand, pour l’immobilier. En plus grand parce que les enjeux financiers sont bien plus importants que le textile. Des enjeux qui ne se limitent pas aux promoteurs mais concernent aussi les épargnants, la Bourse, les banques… Dans ce sens, il serait périlleux pour tout le pays d’aborder le sujet avec des idées autres que celle de protéger et construire ensemble.
    Autrement plus forts sont les volets stratégiques. Seule une poignée d’entreprises sont sorties de l’informel. Cette même poignée a construit des savoir-faire transmissibles au Maroc, reproductibles – et reproduites – sur le continent, et ce dans le respect des lois sociales et des codes fiscal, du travail, des assurances…
    C’est celles-ci qu’il faut soutenir, à l’exclusion des autres, exactement comme le plan textile avait soutenu les entreprises en règle avec les charges sociales et avec le fisc. N’en doutons pas, les pressions pour faire dérailler le train sont à l’œuvre. Il ne faut pas y céder.
    Nadia SALAH

    Nadia SALAH

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