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    Par L'Economiste| Edition N°:4427 Le 24/12/2014 | Partager

    Les menaces de boycott de l’appel d’offres pour la 4G est un très mauvais signal pour le marché des télécoms. Les opérateurs ont besoin d’être fixés sur les futures règles du jeu et ils le font savoir. Le décalage entre la vitesse de mobilisation du marché et le niveau de réactivité gouvernementale sur la trame juridique est pour le moins déconcertant. Les réformes réglementaires seraient suicidaires si elles n’intègrent pas l’impact économique pour les entreprises, lesquelles doivent anticiper très en amont les conditions d’accès, d’octroi de licences, d’investissement, de partage d’infrastructures.
    La première condition est donc celle d’un cadre réglementaire clair.  Le phénomène n’est pas nouveau, une partie des craintes se nourrit de la très forte volatilité de l’activité. Les télécoms sont en effet fertiles en innovations, tant dans les changements incrémentaux légers que de véritables ruptures qui peuvent conditionner l’économie des réseaux, les parts de marché, la concurrence ou les business models. L’affaire de la technologie CDMA  il y a quelques années est là pour rappeler que les enjeux financiers peuvent en être considérables et les cycles de vie des produits éphémères.
    D’autres attentes vont inévitablement converger vers le rôle du régulateur. Le débat récurrent chez l’ensemble des pays qui se sont lancés dans les communications à large bande, c’est en effet celui des interventions réglementaires  jugées souvent intrusives et des conséquences qui leur ont été imputées, à savoir les baisses importantes de l’investissement dans le secteur. Ce n’est sans doute pas ce risque que l’on souhaite voir prendre. Celui  de voir basculer les télécoms au Maroc d’une activité qui compte des champions à celui d’une activité qui deviendrait  frileuse sur le financement des infrastructures. Une situation où personne ne trouvera son compte: ni les entreprises, ni les consommateurs.
    Mohamed BENABID

    Mohamed BENABID

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