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L'Edito

Répression

Par L'Economiste| Edition N°:1842 Le 30/08/2004 | Partager

Nous sommes tous chauffards, même les piétons. Et tous ceux qui réclament des mesures répressives à chaque accident meurtrier provoquent le suivant. Après l'accident d'Imintanout, les autorités, sous la pression de l'opinion publique et des politiques, sont tentées de répondre au chiffre par le chiffre, de chauffer le moteur de la répression: le montant des PV, leur volume… Mais ce n'est pas la hausse de la répression qui importe, c'est sur qui elle s'exerce. Jusque-là, les campagnes de sécurité ont fait du chiffre en piégeant en séries les automobilistes qui roulent à 45 Km/heure dans les tronçons à 40, et ceux qui passent à l'orange à qui on colle du rouge. Ceci fait le bonheur du Trésor mais n'arrête pas le malheur sur les routes. C'est du zèle dans le facile, insignifiant pour le risque. L'attaque doit se porter sur les 20% qui font 80% des gros accidents. Ils sont dans le poids lourd et le transport public, dans ces grands taxi, ces cars, ces camions qui doivent faire de la recette, par des navettes incessantes, usant les véhicules et les chauffeurs. Récemment, des chauffeurs de camions sont allés jusqu'à réclamer la surcharge et l'excès de vitesse comme un droit, par la grève. Et personne n'ose trancher là, sous prétexte social. La mise à niveau de leur mécanique et de leur conduite a un coût, qu'ils répercuteraient sur les marchandises et les voyageurs. C'est toujours ce vieux prétexte, qu'il vaut mieux donner aux pauvres un mauvais service que rien. En fait, il vaut mieux ne pas voyager que de voyager vers le handicap et la mort certaine. La répression et la prévention ne peuvent se justifier sur le plus facile. Elles doivent se réorienter vers les points sensibles, mortels, sur les routes fréquentées, sur les cars et les poids lourds délabrés et dangereux. Des bidonvilles ambulants, gros et lancés comme des fusés. On a du mal à croire que eux échappent à tous les radars.Khalid BELYAZID

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