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    L'Edito

    Repères

    Par L'Economiste| Edition N°:2772 Le 08/05/2008 | Partager

    Par les temps qui courent, un discours sur la morale risque de faire sourire. Mais, nous ne pouvons en faire l’économie. Nous sommes visiblement arrivé à un point de non-retour où pas mal de repères ont été gommés. A analyser certains comportements, certains événements de ces dernières semaines, il y a incontestablement un effort de mobilisation à mener, des messages à envoyer comme il existe un travail de resocialisation à accomplir. En ce moment, il y a bien un modèle d’organisation (ou de désorganisation, c’est selon) de la société marocaine sous les projecteurs. C’est comme si ce modèle était bien atypique, ouvert à tous les gadgets du monde moderne, mais fermé aux règles de savoir-vivre universelles. Les déficits, nous en observons les relents pratiquement chaque jour et un peu partout: dans nos rues, avec nos voisinages, nos entreprises... Pour ne prendre que les accidents de la route, les solutions préconisées jusque-là sont inopérantes. On a pourtant tout essayé: campagnes de sensibilisation, peur du gendarme... Dans bien des situations, nos rapports sont violents, voire… quasi animaliers. La prédation est érigée en valeur à tous les niveaux. Le rôle ajusteur de l’école, quand la famille, les parents ne sont pas au rendez-vous, n’est pas assuré. Il faut crier plus fort que l’autre, être plus violent, plus brutal. N’en déplaise à tous les thuriféraires de l’excuse sociale, -selon laquelle les pauvres exprimeraient leurs frustrations de différentes manières-, les raisons semblent plus profondes. Il y a encore des règles qui imposent, fort heureusement d’ailleurs, un minimum de normalité pour la vie en communauté. Mais les lois et les règlements n’assurent pas pour autant des conditions de cohabitation épanouies et parfois elles sont là pour traiter a posteriori.C’est à nous tous de nous soucier de cette situation catastrophique. Mohamed Benabid

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