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L'Edito

Remise en route

Par Nadia SALAH| Edition N°:5070 Le 21/07/2017 | Partager

Les ou des banques auraient-elles sous-estimé des risques liés aux prêts qu’elles ont donnés ces dernières années? C’est ce que craint l’agence de notation Fitch, qui parle de 2 à 4 points de sous-estimation (Cf. L’Economiste du 20 juillet 2017). Ce n’est pas mince.
La Banque centrale défend ses ouailles et, dans un exercice de transparence inimaginable il y a quelques années,  elle décline ses contrôles et ses méthodes, en conférence publique. Et ce après l’énorme polémique autour de la flexibilisation du dirham. 
Le système bancaire est à l’aise, très à l’aise sur l’exercice de 2016. Mais il n’empêche que les bénéfices sont en baisse par rapport à 2015. Pas de quoi s’inquiéter, mais au moins de quoi se poser quelques questions.
On aura raison de faire remarquer que les banques suivent la conjoncture. Les entreprises ne vont pas bien depuis déjà longtemps. Les ménages qui l’ont pu se sont endettés dans des proportions un peu trop fortes. D’autres particuliers sont en difficulté dans leur emploi ou l’ont perdu. Alors que le nombre de jeunes adultes augmente, la population active, qui a ou espère un travail, diminue. C’est malheureusement un signe absolu de démoralisation économique.
Toujours autour de ces questions bancaires qui reflètent si bien la réalité et les sentiments du tissu  social, la Banque centrale annonce des aménagements dans le classement des créances. Il s’agit de prendre en compte les «oiseaux de mauvais augure», ces signes avant-coureurs d’une difficulté, même si la difficulté n’est pas encore actée.
Tous ces faits et ces choix sont connectés les uns aux autres. On a bien compris que la mauvaise santé socio-économique du Maroc est la base de ces ennuis cumulatifs.
En revanche, ce que l’on n’a toujours pas compris, c’est que le gouvernement ne prend toujours  pas en main l’indispensable remise sur les rails du train Maroc.

 

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