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    L'Edito

    Recul

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5523 Le 24/05/2019 | Partager
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    Que dirions-nous d’une famille qui dépenserait, sans savoir ni pour quoi, ni pour qui?

    Que dirions-nous d’une entreprise, toute petite ou toute grande, qui se satisferait de compter ses dépenses, sans jamais s’occuper des recettes? Le ou la chef de famille, le président ou la présidente se retrouveraient en hôpital spécialisé, sans même passer par la case justice.

    Le Maroc a eu 23 équipes gouvernementales depuis l’Indépendance (sans compter les remaniements en cours de route).  Les efforts de rationalisation ou de gouvernance engagés  régulièrement ont beaucoup de mal à tenir leurs promesses. Très vite on oublie tout, dont deux questions de bon sens: ai-je l’argent? Quels sont mes résultats?

    8 millions d’enfants et d’adolescents vont à l’école, mais on ne sait pas ce qui rebute les employeurs des années plus tard, en évaluant les candidatures. On met beaucoup d’argent dans les (petits) salaires des profs, mais qui s’occupe vraiment d’évaluer le résultat de leur travail?

    Pourquoi cette habitude paresseuse de cacher le pire comme le sublime, dans un océan de médiocrité? Est-il techniquement impossible de récompenser les meilleurs, sans que le système ne fasse échouer le projet, comme il parvient à perturber gravement les recrutements actuels?

    Dans le Rif, juste quand la pression contre le cannabis s’est faite plus forte, les projets s’alignaient les uns sur les autres, devant les caméras, parfois en présence du Roi.

    Et puis plus rien. Et, parfois, quand il y a quelque chose, il aurait été préférable de s’en passer, comme ces bâtiments de la Santé où personne ne va: trop loin, pas équipé…

    Ou encore ces collectivités locales, puissant outil pour changer la vie des gens, qui font des projets mirobolants. En moyenne, un tiers ne dépassera pas la pose de la première pierre, devant les caméras.

    Un grand désordre est revenu dans la gestion publique, comme celui des années 1970. Là comme en maints endroits, le Maroc a reculé.

     

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