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    L'Edito

    Rationalisation

    Par L'Economiste| Edition N°:2755 Le 14/04/2008 | Partager

    RIEN de ce qui touche l’ONA et la SNI ne laisse le public indifférent: même si, sur le plan de leurs actions, ce sont des entreprises comme les autres, ce n’est pas ainsi que l’opinion le ressent. Toutes deux, comme les Domaines Agricoles, comportent des participations de la Famille Royale. De plus, leur taille en fait des entités structurantes pour tout le pays. Il est donc compréhensible qu’elles soient l’objet d’une attention qui dépasse le cadre du business.Cette attention prend de multiples aspects. On y trouve celui qui tient à posséder une action de l’ONA, juste pour avoir la baraka Royale. On y trouve, à l’autre extrême, celui qui considère que ses difficultés personnelles ou celles de son entreprise viennent de la concurrence que lui font ces groupes. Quoi qu’il en soit, c’est le sentiment et l’émotion qui dominent. Rarement, la rationalité et l’observation froide ont droit de cité. Pourtant, en matière de gestion, impossible d’agir sainement sans rationalité.Quand, au tout début des années 80, feu S.M. Hassan II avait repris une part du capital de ce qui était à l’époque l’Omnium nord-africain, le message était clair. Il disait aux entrepreneurs marocains et étrangers: «Ça vaut le coup d’investir au Maroc» puisque le Souverain lui-même le fait, malgré les inévitables complications politiques que ce choix engendre. Puis, progressivement, l’ONA a rendu public sa stratégie, ses choix et même ses erreurs…, jusqu’à s’exposer en Bourse. Le message alors s’affine: la modernisation passe par la rationalisation de la gestion, la transparence et l’évaluation publique des résultats. Et évidemment, ce qui vaut pour un groupe de la taille de l’ONA, vaut aussi pour le capitalisme, encore très familial, de tout le Maroc. En 25 ans, le paysage a changé du tout au tout. Apparaissent des groupes privés, avec des gestions de niveau international, comme Akwa, Finances.com, Holmarcom… Le jeu en valait la chandelle et il n’est pas encore achevé.Nadia SALAH

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