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    L'Edito

    Question de cahiers

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5229 Le 14/03/2018 | Partager
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    Qui se souvient des horribles cahiers scolaires, vendus chez les épiciers, jusqu’au début des années 1980? La qualité était si mauvaise, qu’on y trouvait des pages tachées ou trouées. Et ce n’était pas donné! Les optimistes diront que ces pauvres vilains cahiers prouvent qu’éduquer n’est pas une question de moyens matériels. Ils auront raison, du moins pour l’essentiel.

    Ces petits cahiers pitoyables ont disparu. Personne ne les regrette. Le secteur dit que ces cahiers-là ont disparu parce que les supermarchés et les hypermarchés ont la puissance de négociation suffisante pour refuser la mauvaise qualité. Mais ce n’est pas tout.

    Que n’a-t-on pas regardé de plus près les anciennes protections douanières qui avaient poussé quelques fabricants aux abois à faire des cahiers avec du papier journal ou même des chutes de papier journal? Est-ce de là qu’est venue la perte de crédibilité de la production locale? Comment les meilleurs ont-ils réussi à résister? La profession n’a-t-elle pas vu arriver les masses de familles moyennes qui voulaient et avaient les moyens de donner une qualité plus élevée à leurs enfants?

    Y a-t-il eu, dans les années 1980-1990, des sous-facturations importantes pour échapper aux taxes douanières? Les machines, si importantes dans cette activité, étaient-elles déjà dépassées, mal entretenues par esprit d’économie déraisonnable? La dernière mesure de sauvegarde (Cf. L’Economiste du 9 mars) sauve-t-elle des canards qui boitent depuis longtemps ou bien est-elle le parapluie qui permettra aux plus performants de rebondir?

    On n’a jamais répondu sérieusement à ces questions. La branche dans son entier s’est retrouvée avec zéro mémoire, alors que l’industrie loge une bonne part de ses compétences dans sa capacité à se souvenir. Et à documenter ces souvenirs, dans des groupements professionnels, experts, organisés,  et combatifs.

     

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