×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Pyromanes

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5181 Le 03/01/2018 | Partager
    mohamed_benabid.jpg

    La modernisation des services publics est un éternel recommencement. Elle ne réussit que fugitivement lorsqu’elle arrive à contourner inerties organisationnelles et pesanteurs administratives. Des boulets qui peuvent faire plier des perspectives aussi ambitieuses que celle du guichet unique.

    Casablanca semble en faire l’expérience. Pour les autorisations d’urbanisme par exemple, les promesses de dématérialisation sont en train de virer au fiasco 2.0. Le digital est partout sauf dans les statistiques des délais de traitement des dossiers, pour paraphraser le néokeynésien et Nobel 1987, Robert Solow et son paradoxe de la productivité.

    Là aussi l’on a oublié l’essentiel, à savoir que l’outil ne fait pas les réformes et qu’il faut plutôt s’occuper des prérequis d’une bonne transition vers des stratégies crédibles de e-service. Les gains de productivité s’expriment seulement lorsqu’ils s’accompagnent de changements organisationnels portés à la fois par les structures et les hommes.

    Des arguments qui relèvent plus de la rhétorique politique que de l’engagement sincère dans le cas de l’urbanisme. Que cet écosystème soit encore une fois sous les feux des critiques, qui peut s’en étonner?
    Si seulement cette obsession procédurière, suspecte, pouvait éviter les effondrements mortels de murs et de maisons ou garantissait des cadres de vie agréables dans les villes et les quartiers…

    Dans une sorte de désorganisation organisée, les ratés de la simplification administrative montrent bien que le véritable frein à la création d’entreprises n’est autre que la bureaucratie excessive. Elle continue de nourrir les chausse-trappes alors que plus que jamais le pays est appelé à traquer la moindre piste de ressource. Aucune indulgence pour les pyromanes !

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc