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L'Edito

Putsch

Par L'Economiste| Edition N°:1478 Le 18/03/2003 | Partager

Pour le président du PJD, le Maroc serait menacé par un putsch militaire.Le moins que l'on puisse dire est que soit M. El Khatib ne se tient plus au courant de la réalité politique du pays, soit cette sortie a pour but de déstabiliser en brouillant les cartes.Le Maroc n'est pas du tout menacé par son armée. En dehors des structures militaires qui sont les siennes, l'armée n'occupe pas des fonctions importantes au sein de l'appareil de l'Etat. L'armée est sous le contrôle de l'autorité civile et rien ne dénote l'existence d'un courant militaire différent des autres courants qui irriguent l'ensemble de la société.L'Etat marocain, malgré toutes les difficultés, demeure un Etat civil.Alors pourquoi une telle sortie, en ce moment?En fait, c'est une démarche bien connue de tous les mouvements subversifs et assimilés. Elle consiste à jeter le trouble et à approfondir les contradictions, quitte même à les créer lorsqu'elles n'existent pas chez l'adversaire.Le but ici est d'amener l'opinion publique à penser que des hommes et des structures de l'appareil de l'Etat constituent une menace pour lui. Le processus démocratique basé sur des élections, sur des choix de société, sur une opinion publique constamment présente, est un processus qui nécessite du souffle et de l'endurance. Apparemment, le mouvement d'El Khatib est trop impatient pour accepter de passer par le processus électoral. Les élections législatives ont montré que le corps électoral marocain est très éclaté et que mettre la main sur l'appareil de l'Etat ne sera pas une entreprise facile. Créer des doutes autour de lui, le faire douter de lui-même, c'est tenter de le rendre plus accessible à la conquête. Mais surtout une telle logique suppose de la part de son auteur que fondamentalement, il n'accepte pas la démocratie et n'y croit pas. Ce qu'il cherche, c'est la conquête du pouvoir au détriment de la société si besoin en est. Abdelmounaïm DILAMI

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