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    L'Edito

    Punition

    Par L'Economiste| Edition N°:4553 Le 23/06/2015 | Partager

    Le ministère de l’Education nationale a décidé de sévir contre les fraudes. Ce n’est pas trop tôt… sauf que les textes sur lesquels il s’appuie sont plus que branlants concernant les sanctions contre les élèves (ce n’est pas le cas pour les adultes, surtout fonctionnaires, qui se mêleraient de fraudes).
    S’il est nécessaire de punir la fraude, cette stratégie ne doit pas occuper tout le champ de vision.
    Les statistiques du chômage font apparaître qu’il est plus difficile de trouver du travail quand on est allé longtemps à l’école que lorsqu’on en est sorti tôt ou qu’on n’y est pas entré du tout. Cette  situation constante ne fait sursauter personne au gouvernement. Elle n’empêche pas le corps enseignant de dormir la nuit. Ni ses divers et multiples ministres.
    Ils en sont les seuls responsables mais ils restent les seuls à décider.
    Pourtant, chaque année, une nouvelle règle vient scléroser un peu plus le système scolaire. Une fois ce sont les refus d’équivalences de diplômes, une autre fois des règles d’inspection les plus rigides possibles, puis à nouveau des interdictions d’inscriptions, et encore des interdictions de formation…
    Pendant ce temps, le seul moyen pour ouvrir le système reste de créer des filières privées. Encore faut-il  que ces voies alternatives soient protégées par des puissances tutélaires,  comme elles le sont dans les écoles de BMCE Bank, les universités de la CDG ou encore l’éducation informelle de Ayouch. Heureusement qu’elles sont là, sinon, il y aurait bien peu d’innovation dans notre enseignement.
    Comme un corps vivant, plus elle a de difficultés, plus elle est en décalage du reste de la société, plus l’Education nationale réagit avec violence, en multipliant interdits et sanctions.  Elle n’a qu’une idée punir, châtier, condamner… autrement dit détruire, alors qu’il faut construire.
    Nadia SALAH
     

    Nadia SALAH

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