L'Edito

Promesses

Par Mohamed BENABID| Edition N°:5172 Le 20/12/2017 | Partager
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Cette mission va élaborer un rapport sur les conclusions et les recommandations pour la mise en œuvre de cette réforme ainsi que la nouvelle vision sur les rôles et missions de ces centres». Ce joli morceau de langue de bois extrait de la dernière communication chef-gouvernementale autour de la crise des CRI en dit long sur la réactivité politique pour ce quinquennat. L’on y retrouve de tout, sauf le plus important: des actes.

La société marocaine, on le sait, souffre d’un déficit de résultats et d’une lenteur des réformes. Au premier plan, ce sont les fonctions représentatives qui sont ici interpellées. Elles simulent une impression d’agir, mais agissent peu en réalité jusqu’à ce que les situations s’enlisent.

La persistance d’engagements par voie de styles ampoulés et autres novlangues, dont certains ministres cultivent le secret, semble en décalage avec les urgences économiques et sociales. Ce n’est pas non plus pour reconquérir le respect du citoyen.

Faut-il rappeler que la politique gouvernementale n’est pas suffisamment perceptible sur plusieurs fronts.  Tout se passe comme si elle vivait en dehors de la réalité au moment où l’entreprise tente de colmater les nombreuses plaies de la conjoncture, des arriérés de paiement et alors que les incertitudes pour 2018 ne sont pas entièrement levées.

Pareilles circonstances exigent que l’on sorte de l’ambiguïté, assume des positions politiques dans la clarté. Les sujets dont El Othmani s’est emparé depuis la constitution de sa majorité sont nombreux. Pour n’en citer que les plus marquants, il multiplie les intentions sur les gros dossiers sociaux, l’environnement des affaires, la lutte contre la corruption. Sans oublier le non-oui du remaniement et ses interminables tractations. Pour l’heure, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

 

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