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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5466 Le 05/03/2019 | Partager
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    Les images de violence, qui secouent sporadiquement les fins de matchs, depuis quelques semaines, interpellent sur presque tout sauf sur les dimensions sportives.

    Tout est prétexte pour en découdre: ici, avec les supporters de l’équipe adverse, là, avec les forces de l’ordre. Des comportements quasi suicidaires où les casseurs se retrouvent à vandaliser l’infrastructure publique ou de transport dont ils sont pourtant les premiers bénéficiaires.

    Elles conduisent à s’interroger encore une fois sur les déterminants, car les incidents semblent avoir augmenté en intensité, en dépit du renforcement d’arsenal juridique anti-hooliganisme.

    Les logiques communautaires ou d’identification à des groupes ressortent régulièrement dans la liste des facteurs explicatifs de stratégies belliqueuses où la casse est beaucoup plus perceptible que les revendications.

    Dans la foulée, impossible de ne pas considérer des questionnements collatéraux. Et si ces graves et grandes capacités de mobilisation n’étaient pas aussi les miroirs d’une crise démographique et urbaine qui grossit à la périphérie des villes?

    Qui peut le contester lorsqu’au bord des routes et autoroutes, les ghettos urbains enflent à vue d’œil, et plus dans le chaos qu’à l’issue d’une démarche structurée qui cherche à intégrer socialement et économiquement ses populations.

    De bien dangereux laboratoires périurbains, de mal-logement, de mal-vie, et où la rhétorique de la «politique de la ville», prérogative pourtant bien visible au sein de l’organigramme ministériel de tutelle, excelle surtout dans sa composante immobilière.

    Des promoteurs et plusieurs lobbys peuvent y trouver leurs comptes. Mais à quel prix pour l’avenir du pays?

     

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