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Par L'Economiste| Edition N°:2739 Le 20/03/2008 | Partager

Alors que la flambée des cours des matières premières nous rappelle qu’il y a encore plein d’inflations dans les tuyaux, le gouvernement El Fassi veut montrer que les contrecoups que subissent les Marocains sont suivis de près. Le raisonnement se tient à l’aune du bon sens. D’abord les hausses concernent parfois les produits pour lesquels l’on s’y attend le moins. On l’a bien vu dans nos précédentes analyses pour le renchérissement spectaculaire des produits de la mer ces dernières années, pour ne donner qu’un exemple. Ce qui peut choquer l’opinion eu égard à la manne halieutique du pays. Ensuite dans ces hausses il y a la part qui concerne les matières premières, celle qui implique les soupçons d’entente... A charge pour les enquêtes de le prouver. Attention toutefois à ne pas politiser le dossier dans des perspectives électoralistes! La classe politique justement s’est emparée du sujet. Et il ne se passe pas un jour sans que l’on ne s’insurge de la hausse de ceci ou de la cherté de cela et en toile de fond de l’érosion du pouvoir d’achat. Ce dimanche, il y a même un sit-in devant le Parlement. Le débat sur le Smig est peut-être d’actualité mais il doit être conduit avec sérénité et évalué en tenant compte des problématiques de pouvoir d’achat certes, mais aussi de compétitivité, et au risque d’offusquer les syndicats, de… productivité. Il est intéressant de rappeler quelques évidences, pour situer les termes du débat, par exemple que le prix est le point de rencontre entre une offre et une demande. Ceci étant, ce n’est pas en laissant se distiller des messages liberticides mais plutôt en travaillant sur la transparence des marges, l’affichage des prix que l’on pourra faire la chasse aux abus. C’est valable pour les salaires comme pour les produits de consommation courante. Nous sommes bien d’accord, le seul moyen de verrouiller n’est pas de revenir à un contrôle administratif dont on a bien mesuré l’inefficacité.Mohamed Benabid

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