×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Principes

Par L'Economiste| Edition N°:2386 Le 19/10/2006 | Partager

Ce n’est pas la première fois que ce genre de problème arrive: une enquête d’image auprès d’un groupe de personnalités, de professeurs, de militants associatifs… donne des résultats sidérants. Quand l’enquête porte sur des perceptions impossibles à quantifier, il n’y a rien à redire. Quand elle porte sur des faits matériels, c’est tout autre chose. L’image dominante que ces échantillons se font de leur environnement ne correspond pas à la réalité. L’enquête sur la transparence budgétaire est un cas d’école tout à fait étonnant. Il s’agit de savoir si des documents budgétaires existent ou n’existent pas, s’ils sont disponibles ou indisponibles. Or ils sont sur Internet, dans le site du ministère des Finances, dupliqués dans celui de Bank Al-Maghrib, dans celui du Haut-commissariat au plan et certains d’entre eux sont aussi sur le site de L’Economiste, sur ceux des plus gros cabinets d’expertise comptable! Partout, les documents sont en accès libre et gratuit, téléchargeables à volonté. Comment dire alors qu’ils n’existent pas ou qu’ils sont indisponibles? Deux explications, peut-être convergentes. D’abord, les partis politiques, ces relais institutionnels de l’opinion publique, ne se passionnent pas pour les discussions budgétaires, en dépit de l’importance du budget pour la vie quotidienne des citoyens; ensuite, ces «élites politiques alternatives» que sont les enseignants-chercheurs et les militants associatifs, qui devraient être les premiers concernés car les premiers utilisateurs des informations budgétaires, s’y intéressent si peu qu’ils ignorent où se trouve la documentation. Cela veut dire une chose, pas bonne du tout: la carrière et le statut social de tous ces relais ne dépendent pas de l’exactitude de leur propre information sur leur environnement, mais de la virulence avec laquelle ils s’opposent (en paroles) à cet environnement. Le Maroc marche sur la tête!Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc