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L'Edito

Principes

Par L'Economiste| Edition N°:2385 Le 18/10/2006 | Partager

Douze conseillers ont été empêchés de participer à l’ouverture de la session d’automne. Ils sont soupçonnés de fraude électorale, à la suite, notamment, d’indices révélés par leurs conversations téléphoniques.Chacun comprend bien et approuve le combat contre l’achat des voix et la fraude électorale. L’un et l’autre sont dangereux pour la démocratie et commençaient à prendre des proportions inquiétantes, alors que le mode d’élection des conseillers est lui-même une incitation à la fraude. Cependant, cette affaire est particulièrement embarrassante car elle pose deux graves problèmes de principe.D’abord, les écoutes téléphoniques. La forme a bien été respectée, c’est le juge qui a autorisé ces écoutes. Mais nous devons nous interroger, et nous inquiéter que sur de simples soupçons un citoyen puisse être mis sur écoute: les conversations téléphoniques font partie de la vie privée de tout un chacun. En outre, cette procédure est extensive: combien de candidats ont-ils été écoutés, combien parmi eux, dans des domaines tout à fait légaux, auront-ils à pâtir de cette écoute? C’est une question grave, qui doit être posée publiquement.Ensuite, dans cette affaire, on a empêché ces parlementaires d’accéder à la séance solennelle. C’est une forme de sanction non prévue par la loi. En effet, si l’enquête est en cours, leur élection n’a pas (encore?) été annulée; ce qui veut dire qu’ils ne sont pas (encore?) coupables. La forme juridique, stricto sensus, a probablement été sauvée, mais cette affaire livre au jour un problème de fond encore plus grave que les écoutes. Agir de cette manière, c’est mettre en opposition la démocratie avec l’Etat de droit. Or, chacun le sait, l’Etat de droit est le fondement de la démocratie. Les mettre en opposition, quelle que soit la bonne intention de départ, c’est rapidement les tuer l’un et l’autre.Abdelmounaïm DILAMI

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