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    L'Edito

    Précaire

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4946 Le 25/01/2017 | Partager
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    La question de la «pauvreté laborieuse» ou «pauvreté active» demeure au Maroc l’un des angles morts des travaux sur le marché de l’emploi ou du moins sur ses imperfections. On aurait tort de la négliger: elle représente une facette à part entière des inégalités. Il peut paraître à première vue déplacé d’ouvrir cette boîte noire,  car après tout disposer d’un emploi, y compris précaire, c’est mieux que de ne pas en avoir du tout.

    Et pourtant, s’il faut bien s’en occuper, c’est que dans cette arrière-cour se trouvent à la fois les fenêtres de sortie de la pauvreté et aussi les portes qui y conduisent! Les  statistiques le montrent d’ailleurs bien, précarité et chômage sont souvent indissociables. Ne parlons même pas des chiffres accablants du rapport sur le capital immatériel, lesquels montrent bien la persistance de comportements médiévaux chez beaucoup d’employeurs avec 6 salariés sur 10 qui travaillent sans contrats!

    Le Maroc a pour l’heure raté un rendez-vous sérieux, la panne du dialogue social n’ayant permis que de cliver le débat sur le travail  sous une approche exclusivement statutaire CDI/CDD. Quid d’une réflexion plus globale sur les parcours professionnels qui intègre certes la fin de l’emploi à vie mais qui offre aussi des leviers institutionnels pour se redéployer. Et qui assure, en cas de coup dur, un peu plus qu’un ersatz de filet social comme l’indemnité pour perte d’emploi.

    Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de faire un faux procès aux  gisements de flexibilité, une manne indiscutable quand elle n’est pas mobilisée abusivement. L’intérim structuré et  organisé a permis à beaucoup d’entreprises de négocier des points de compétitivité. Il s’agit plutôt d’engager une vraie réforme du marché du travail pour atteindre un graal, inaccessible pour l’heure, celui d’une croissance inclusive,  en quantité... et en qualité!

     

     

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