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    L'Edito

    Pragmatisme

    Par L'Economiste| Edition N°:4166 Le 06/12/2013 | Partager

    Transport, investissement, urbanisme, ramassage des ordures... l’autorité se repositionne petit à petit sur les dossiers stratégiques pour Casablanca. A première vue, cela peut paraître déroutant. A l’aune de la charte communale, c’est bien les élus que l’on souhaiterait voir émerger comme premières personnalités politiques au niveau local. C’est d’ailleurs l’argument de ceux qui paradent pour défendre le statu quo et se rangent régulièrement derrière les vertus de l’inaction.
    A vrai dire, se contenter d’une lecture dogmatique qui vante les bienfaits d’un partage des pouvoirs majoritairement en faveur des élus, c’est prendre le risque d’en subir les limites, les faiblesses et les dysfonctionnements majeurs. Ceux qui juraient par une gestion communale exclusive se sont rendus à l’évidence des limites du modèle, avec une ville devenue ingérable à plusieurs égards, des services municipaux souffrant de sérieux problèmes d’organisation, lorsque ce ne sont pas des problèmes d’éthique.
    Le retour de «l’autorité» est une manière de secouer une gangue de conformisme en vigueur, laquelle a donné des résultats désastreux pour des villes comme Casablanca. Il ne s’agit pas  tellement de mettre au rancart le pouvoir communal, ni d’écarter des élus légitimés certes par les urnes mais délégitimés par l’absence de résultats. Il s’agit simplement  de faire en sorte qu’ils puissent se remettre en selle sur les véritables priorités, eux qui sont fréquemment frappés de discrédit. Ces déceptions, mais aussi ces espoirs,  c’est un peu ce que racontent les humeurs de quartiers, lorsqu’ils commencent à moins se soucier des mandats de leurs présidents d’arrondissement, que de la «caidat» qui est arrivée à tenir tête à la mafia des domaines publics, en espérant qu’elle ne fasse pas les frais de la campagne d’assainissement. Peu importe l’architecture de la gouvernance, la population s’arrête donc surtout sur le suivi des résultats. Une vraie leçon de… pragmatisme.
     

    Mohamed Benabid

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