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    L'Edito

    Populisme

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5046 Le 15/06/2017 | Partager
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    Après huit mois d’ostensible absence, entrecoupés de petites phrases sur Facebook, et surtout de refus d’informer le public et ses propres électeurs,  le président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma est enfin sorti de son silence. Il se dit qu’Al Hoceïma avait été ajoutée à Tanger-Tétouan en 2015, juste pour tailler une région à la mesure du SG du PAM. Lequel est arrivé en tête, mais à peine devant le candidat du PJD. Et aujourd’hui, en vertu du système électoral, ils siègent ensemble au Conseil de la région.

    Question: Comment se fait-il que ni l’un ni l’autre de ces partis, et pas davantage l’Istiqlal pourtant bien «maillé» sur le territoire, n’ait su repérer les personnalités, hommes et femmes, devenues les leadeurs de la contestation? Un parti politique moderne ne rate pas de telles ressources humaines: elles ont un charisme spécial de meneurs d’hommes. 

    Au Maroc, il n’en va pas ainsi.  
    Le nécessaire financement des partis et des campagnes pousse à chercher des élites installées, à chercher aussi leur clientèle (au sens romain du terme: c’est-à-dire ayant des liens de dépendance économique entraînant une soumission politique).  Les partis n’ont qu’un intérêt secondaire  pour  les compétences et capacités humaines. Et encore moins pour  la jeunesse, fusse-t-elle de trente ans bien passés.

    Encore une fois, on mesure avec stupéfaction où nous entraîne le populisme de salon: le financement trop étroit de la vie politique coûte vraiment très cher à la Nation.

    Et puis il y a ces annonces de montagnes de milliards que les gouvernements n’ont plus depuis Benkirane: pourquoi ces bobards les gêneraient-ils puisqu’ils ont réussi à éliminer les oreilles des électeurs (via les journalistes) des débats en commissions parlementaires  et qu’ils ont asservi une bonne part des hauts fonctionnaires, via les processus de nomination enlevés au Roi?

     

     

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