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L'Edito

Politique de la ruine

Par Nadia SALAH| Edition N°:5513 Le 10/05/2019 | Partager
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C'est «parler pour occuper la galerie» dit un méchant adage. Plus authentiquement, le proverbe parle «d’amuser la galerie», mais cette histoire n’est pas drôle du tout.

C’est cette histoire de plafonnement des prix/marges pétrolières (valeur aujourd’hui ce n’est pas très clair, malheureusement).

Qui va payer quand, comme en ce moment, les prix mondiaux montent, à cause de la politique américaine des sanctions. C’est pourtant simple: l’Etat, donc les contribuables marocains.

Oui, mais ce qui est tout aussi simple et que le ministre Lahcen Daoudi oublie soigneusement, c’est que peu ou prou, c’est l’ensemble des Marocains qui vont payer pour… les plus riches, et parmi eux ceux qui ont les plus grosses voitures grandes consommatrices de carburants.

Le plafonnement est une vaste opération de redistribution, de tout le monde vers les plus aisés.

Et ce n’est que cela. Les politiciens disent parler au nom des pauvres gens qui prennent le bus, cherchent des voix des deux côtés de la barrière sociale, en même temps.

Au lieu d’inverser le sens de la solidarité, ils feraient mieux de s’occuper du recul de la classe moyenne, recul déterminé par des politiques économiques sans queue ni tête, voire un laisser-faire coupable, peut-être intentionnel.

Quand deux magasins… sur cinq ont fermé leurs portes, l’année dernière, ce n’est pas une crise.

C’est une énorme crise. Quand le droit à la propriété n’est plus sécurisé; quand les dénis de paiement et la confiscation de la TVA due aux opérateurs ruinent l’activité économique; quand on continue à distribuer de l’argent public à grosses poignées, par dizaines de milliards, dans des subventions de consommation, niches fiscales ou remise de dettes, sans s’occuper de la qualité des services publics seuls capables de remettre l’ascenseur social en marche…

Ces choix politiques sont en train de ruiner lentement le Maroc. Qui ouvrira son livre d’histoire?

 

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