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L'Edito

Politique

Par L'Economiste| Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager

Au moment où économistes et investisseurs s’interrogent sur la solidité de la reprise mondiale, le FMI lance des piques sur ce qui devrait être l’une des préoccupations du moment. Et elle est d’abord politique. En clair, l’exubérance des indicateurs de croissance ou financiers ne sera plus suffisante pour apprécier le risque pays. Du moins tant qu’elle n’est pas accompagnée de puissants ressorts de réformes institutionnelles et/ou sociales. On le sait, c’est bien l’explosion d’une bulle politique Mena qui a enclenché des pertes sur le «crédit région». Le monde commence à en prendre la mesure. La conscience d’autres pays s’éveille à cette menace.
Lorsque les dominos de la gouvernance dans un certain nombre de contrées ont commencé à tomber les uns après les autres, l’on oubliait qu’elles pouvaient avoir auparavant de bonnes raisons de ne rien faire avec des taux de croissance moyens de 5%. La suite on la connaît, bien évidemment. Sur les derniers mois, les sujets majeurs ont été politiques et non économiques. On l’a vu en Tunisie, en Egypte et plus récemment en Libye ou en Côte d’Ivoire, avec des crises qui ont viré au psycho-drame. Ces basculements, peu de gens les avaient prophétisés du moins pas dans des délais aussi courts. Ils traduisent pourtant le phénotype des poches de risques à purger car les institutions internationales redoutent fortement leur pouvoir de destruction. Ce sera l’un des critères les plus regardés à l’avenir pour apprécier la stabilité ou au contraire le chaos.
En tout cas, pour de nombreux pays, l’immobilisme constitue le plus mauvais choix. La politique se réinvite, par la grande porte, dans les préoccupations de croissance et de développement. L’économique prépare la croissance d’aujourd’hui, la politique celle de demain.

Mohamed BENABID

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