×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 205.794 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 264.541 articles (chiffres relevés le 5/6 sur google analytics)
L'Edito

Pendant ce temps…

Par Nadia SALAH| Edition N°:4970 Le 28/02/2017 | Partager

Identifiant Scald invalide.

En 1960, le Maroc faisait jeu égal avec la Corée du Sud, avec un petit avantage pour Rabat qui avait un PIB/habitant légèrement supérieur: 164,8 dollars chez nous contre 155,6 pour Séoul. Aujourd’hui,  60 ans plus tard, chaque Coréen est 10 fois plus riche que chaque Marocain (bien lire: dix fois plus riche!).
Le moteur de la différence c’est l’enseignement. Les petits Coréens de l’époque, puis leurs enfants et leurs petits-enfants travaillaient à l’école alors qu’ici, syndicats et partis de gauche avaient fait du système scolaire le  champ privilégié des affrontements politiques, avec des troupes nombreuses, d’autant plus promptes à se mettre en grève que l’absence n’avait de conséquence ni sur le salaire, ni sur la carrière.
Pendant ce temps, les petits Coréens, leurs enfants puis leurs petits-enfants travaillaient…
Le déclin universel des philosophies de gauche n’a pas sauvé l’école. Les troupes se sont islamisées, mais sans se moraliser: plus personne ne sait quel maître est en classe et qui s’est absenté. La peur et la connivence entretiennent l’opacité et le «je-m’en-foutisme». On parle d’une moyenne du tiers des heures non effectuées dans les écoles publiques.  Comment s’étonner que toutes les familles qui le peuvent fuient cette école-là, quitte à s’endetter lourdement pour très longtemps?
Pendant ce temps, les petits Coréens, leurs enfants et leurs petits-enfants…
Pour éviter tout rapprochement, toute comparaison entre les résultats des unes et des autres, le ministère (qui ne peut pas fermer les écoles coréennes!) s’attaque à nouveau aux écoles privées marocaines. Pourtant ses propres fonctionnaires se battent pour y placer leurs enfants, si bien qu’on se demande si ces batailles sont, ou pas, pour quelque chose dans ces attaques.
Pendant ce temps, les petits Coréens…

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc