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Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5579 Le 27/08/2019 | Partager
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Dix milliards de dirhams pour les télécoms… la convention d’investissement signée avec Maroc Telecom doit permettre au pays de rattraper un peu plus son retard sur la stratégie numérique.

En filigrane, se dresse encore une fois la question controversée du partage d’infrastructure, qu’il est tentant d’analyser avec parti pris. L’option, libérale, vise à restituer un peu de parts de marché, aux derniers arrivés en bousculant l’écrasante domination de l’opérateur historique.

Les télécoms restent, il est vrai, une activité budgétivore, qu’il est impossible de négocier sans mettre largement la main à la poche ou s’appuyer sur l’infrastructure existante.

Passer à côté de ces enjeux c’est ignorer l’importance des économies d’échelle qui amortissent les coûts de développement, celles qui ont permis aux télécoms marocains de peser au niveau local et à l’international.

Les entreprises ne sont même pas certaines d’assurer avec des éléments dégroupés comme cela a été constaté à l’issue de plusieurs échecs dans le monde. Ces difficultés se doublent de l’incertitude du retour sur investissement, là aussi un marqueur de l’industrie des télécoms.

Peu de marchés y ont échappé (même pas le marocain, qui a eu sa jurisprudence, il y a une dizaine d’années, avec l’erreur stratégique du choix de la technologie CDMA comme pour l’ex-Wana). C’est ici où s’exprime une position plus conservatrice sur le partage.

Dans ces conditions, le dégroupage devient un non-sens: les derniers entrants récupèrent l’investissement de l’opérateur historique, mais sans les risques qui lui sont associés et sans la contrepartie ou le prix demandé par le cédant.

On l’a bien compris, dans ce dossier, il n’existe pas de réponses «tout noir ou tout blanc».

Il n’est même pas certain qu’il s’agisse du combat prioritaire si les télécoms doivent s’accrocher à des arbitrages réglementaires pour leur développement.

 

 

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