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Par L'Economiste| Edition N°:1605 Le 19/09/2003 | Partager

IL aura fallu vingt-cinq ans pour faire passer le texte relatif au code du travail, une réforme réclamée à cor et à cri par les milieux d'affaires et capitale pour la promotion de l'investissement. C'est le genre même de réforme qui offre la visibilité aux agents économiques et aux entreprises. L'économie marocaine a perdu du temps et de la richesse (le coût de la non-réforme) à cause d'un processus cherchant à tout prix le fameux consensus. Or, il n'y a pas meilleure façon de favoriser l'immobilisme qui, dans tous les cas, nuit à la création des richesses. Les réformes structurelles ne sont jamais populaires, et ce n'est pas en multipliant les commissions qu'elles seront moins douloureuses. Il est patent de constater que les réformes sectorielles majeures menées jusqu'à présent dans l'économie ont été le fait de la pression extérieure. Dans les télécoms, la Banque Mondiale a joué un rôle important pour accélérer la libéralisation avec la formidable réussite que l'on connaît. Idem pour les transports routier et aérien, le secteur portuaire où le rôle des bailleurs de fonds aura été capital pour le changement du cadre institutionnel. Beaucoup plus loin, dans les années quatre-vingt, le FMI et ses programmes d'ajustement structurel a importé la discipline budgétaire à l'Etat. Et dans la foulée, la réforme fiscale. Dans le secteur agricole où les réformes s'imposaient de manière évidente, c'est finalement l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis qui les déclenchera. Le code du travail, lui, n'a pas eu de chance. S'il a attendu si longtemps, c'est parce qu'il lui manquait un parrain international. A cette allure, si chaque secteur pouvait s'en chercher un, toute l'économie serait réformée en moins d'une législature.Abashi SHAMAMBA

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