×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Paradigme

Par L'Economiste| Edition N°:4310 Le 03/07/2014 | Partager

Imprévisibilité... le mot n’est pas assez fort pour désigner le nouvel ADN des décisions au niveau local. Casablanca met  plus d’un an pour se rendre compte que son projet de métro aérien est trop cher.  Tanger, puis d’autres  villes,  refusent le deal Amendis, Redal à Actis sans que les dessous du rejet ne soient suffisamment motivés... Ces rebondissements remettent au goût du jour la théorie des parties prenantes avec des usagers qui se heurtent à une difficulté majeure, celle de savoir qui prend la décision et surtout pourquoi. Des comportements émergents sur lesquels ni les partis politiques ni le ministère de l’Intérieur ne semblent avoir d’emprise.
A vrai dire, au niveau local, la planification de projets, le développement des villes va de plus en plus dépendre du pouvoir discrétionnaire des communes.  Ignorer le rôle des élus c’est prendre aujourd’hui le risque d’éluder un pavé important dans la compréhension de ce nouveau paradigme.  Il est vrai que le chantier prioritaire pour les collectivités locales de ces dernières années a été de reconquérir le pouvoir législatif et de grignoter des parts au périmètre réglementaire de l’Etat.  Une manière de balayer ce qu’elles ont ressenti pendant longtemps comme un déni de leurs prérogatives. Or l’expérience montre que les élus n’ont que trop peu d’informations sur les sujets où leurs décisions sont attendues. Les conséquences en sont une multiplication  de retards, de reports, de refus, sans évaluation détaillée du bilan coût/avantage des projets. Et ce n’est sans doute pas la meilleure vitrine que l’on peut offrir en matière de démocratie locale. Si l’on considère que les services publics s’en porteraient mieux en se tenant à l’écart de l’investissement ou que les groupes internationaux ne sont là  que pour profiter de la faillite des expériences de gestion déléguée, alors allons-y.  Le populisme peut toujours se positionner en alternative. Le chaos aussi.

Mohamed BENABID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc