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L'Edito

P'tit coin

Par L'Economiste| Edition N°:2197 Le 20/01/2006 | Partager

La Mairie de Casablanca s’y est penchée depuis le mois d’octobre dernier. Il aura fallu que les élus se réunissent, en débattent, votent. Il a ensuite fallu désigner une commission «technique» et peut-être aussi un comité «ad hoc», une spécialité bien de chez nous. La métropole s’apprêterait-elle à abriter la dernière réunion du G7? Non, il s’agit d’une affaire de… toilettes publiques. Eh oui, un sujet hautement important. En des termes pompeux, on appellera cela les enjeux de la réappropriation de l’espace public. En des termes moins valorisants, on dira plus simplement que Casablanca veut mettre à niveau son réseau de «p’tits coins». A vrai dire, il n’y en a pas. Tous les visiteurs de la capitale économique, mais aussi des autres villes, vous le diront. En cas de besoin pressant, c’est souvent la panique, à moins de se rabattre sur le premier café, en espérant y trouver le minimum vital! On aurait beau se gargariser dans les salons feutrés des hôtels des loupés de la mise à niveau, en oubliant que cette mise à niveau-là, on ne l’a jamais faite. Et pas seulement parce que l’accueil des touristes oblige les communes à des aménagements obligatoires. Sans toilettes publiques, les gens ont tendance à faire leurs besoins dans la rue, contre les arbres ou les murs d’immeubles. Ne parlons même pas des exigences humanitaires pour les personnes déficientes. La construction de toilettes publiques est un chantier tout aussi important que la construction de commissariats. Ces oublis sont donc révélateurs de déficits en infrastructures. Ils le sont aussi des paradoxes de nos comportements, et de nos villes où le palace le plus moderne peut côtoyer le bidonville le plus hideux, où l’on peut être consommateurs d’écran plat mais pas du minimum d’hygiène, ou de règles civiques telles que sortir sa poubelle, ou ne pas griller un feu. Souvent, c’est sur ces choses de base que nous manquons nos rendez-vous.Mohamed BENABID

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