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L'Edito

Obscurité

Par L'Economiste| Edition N°:2741 Le 25/03/2008 | Partager

Un enjeu peut en cacher un autre. Ceux qui s’opposent à l’implantation d’une centrale à Safi soutiennent qu’ils veulent d’abord préserver un projet touristique structurant pour la région. La raison a fini par prévaloir, fort heureusement d’ailleurs. Le projet n’a pas été abandonné mais simplement déplacé. L’on voit mal comment l’on aurait pu prendre le risque de priver ces mêmes futurs touristes… d’électricité. Cette affaire est emblématique de certaines hésitations qui peuvent s’avérer à terme bien coûteuses. A force de vouloir ménager le chou et la chèvre, comme on a l’habitude de le faire souvent dans la pure tradition marocaine, l’on finit par vider certains plans de leur substance. Il y a des années, les autorités marocaines étaient convaincues que le secteur de l’électricité devait s’ouvrir et que le privé ferait le reste. Mais dans un secteur de plus en plus capitalistique, le privé n’a pas suivi faute de garanties de rentabilité et surtout, faute de visibilité. Les risques de pénurie ont été pointés à plusieurs reprises sans que les grands programmes de production énergétique ne soient relancés à grande échelle. Si nous n’avons pas encore identifié les enjeux, nous ferions bien de nous intéresser aux expériences, parfois traumatisantes, des autres. La crise énergétique, d’autres pays du continent l’on connue. Et ce ne sont pas nécessairement des républiques bananières. L’Afrique du Sud par exemple, celle-là même qui a damé le pion au Maroc pour l’organisation de la Coupe du monde, a bien «goûté» aux charmes de la crise énergétique, pour à peu près les mêmes raisons, le désinvestissement. Du coup, les feux de signalisation ne fonctionnaient plus, les bouchons n’en finissaient pas, les entreprises et les mines ne tournaient plus, les voleurs n’attendaient plus que les délestages de nuit pour planifier leurs méfaits…Faut-il plonger le Maroc dans l’obscurité pour enfin déclencher un plan d’urgence?Mohamed BENABID

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