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L'Edito

Nouveau monde

Par L'Economiste| Edition N°:2838 Le 11/08/2008 | Partager

L’organisation des Jeux olympiques est, pour Pékin, l’occasion de marquer son entrée en tant que grande puissance ayant désormais pignon sur rue.Tout a été fait par les Chinois pour que cette entrée soit réussie, avec une mention spéciale pour le montant du budget (presque le PIB marocain!), pour l’ordonnancement impeccable et pour le nombre d’acteurs du spectacle (14.000 personnes, une ville en soi!)... Et une autre mention pour l’approche nouvelle consistant, pour la Chine, à prendre en charge des participants de petits pays africains n’ayant pas les moyens de s’offrir le voyage.Deux aspects de l’ouverture de ces Jeux méritent réflexion. Tous deux se retrouvent d’ailleurs dans la symbolique.Le premier aspect concerne les efforts colossaux consentis par la Chine pour que la manifestation soit grandiose et frappe les esprits. L’autre aspect a été l’attitude ambivalente adoptée par les puissances occidentales, suivies par les médias occidentaux. D’un côté, la Chine a été critiquée autant que faire se peut, mais sans boycotter les Jeux. En effet, ce que voulaient les Occidentaux, c’est atténuer l’effet positif des Jeux sans fâcher la Chine, un marché trop important pour s’en priver.Pour leur part, les médias, et spécialement les télévisions occidentales, n’ont pas pu s’empêcher d’émailler leur couverture de la cérémonie d’ouverture, de piques forts mesquines. Pis encore, de les rabâcher constamment.Ce n’est pas tout à fait un hasard. Avec le recul, à l’occasion de ces Jeux, nous assistons en direct à la naissance d’un nouveau monde, avec, en corollaire, le début du déclin d’un autre.L’Asie, et particulièrement la Chine, montent en puissance. Or leur modèle de croissance et de gestion des affaires collectives est différent du modèle occidental. C’est cela que l’Occident a de plus en plus de mal à admettre.Abdelmounaïm DILAMI

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