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L'Edito

Normalité

Par L'Economiste| Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager

A l’heure où il est demandé à toute la collectivité de consentir des efforts supplémentaires de solidarité, le régime fiscal dérogatoire dont bénéficie l’agriculture peut en effet interpeller. Oui, ce secteur est particulier de par son rôle économique et social dans le monde rural où vit encore près de la moitié de la population. Oui, il faut continuer à soutenir et accompagner des milliers de petits exploitants dont l’activité est structurellement fragile.
Par contre, la politique actuelle qui consiste à traiter de manière indifférenciée l’ensemble des opérateurs, petits ou grands, est plus que contestable. Par ailleurs, elle est de moins en moins compréhensible par l’opinion et le monde économique. L’année 2014 sera à cet effet, un rendez-vous capital. A cette échéance, le gouvernement décidera s’il faut ou non, reconduire le statut actuel de l’agriculture. Les recommandations des prochaines Assises de la fiscalité prévues en avril, donneront une première tendance.
Ce qui est sûr, c’est que laisser les choses en l’état n’est sans doute pas la meilleure façon de préparer le secteur à affronter la compétition qui va arriver tôt ou tard à travers les engagements pris par le Royaume dans les accords de libre-échange. C’est en entrant dans une certaine «normalité» que notre agriculture renforcera ses fondations. Le plan Maroc Vert est, à cet effet, un levier pour accélérer ces processus.
Des réformes structurelles seront douloureuses, mais elles sont indispensables. Et payer «normalement» l’impôt en fait partie. Avant d’aller au paradis, il faut accepter de mourir, dit un proverbe allemand. Plutôt que de faire barrage à toute évolution de leur statut fiscal, nos agriculteurs devraient méditer cette sagesse. 

Abashi SHAMAMBA

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