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    L'Edito

    Nimby

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5208 Le 13/02/2018 | Partager
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    En plus des déboires de son contenu, l’école publique échoue lamentablement sur la mixité sociale. Ce n’est pas seulement un obstacle à la réussite  sociale, compte tenu des faibles performances du public, mais aussi à la  citoyenneté.

    Cela ne fait que renforcer les clivages dans un Maroc du XXIe siècle qui n’en a pas besoin. Comment éviter les frustrations qui finiront par devenir rancœur puis colère, lorsque le tri social ne contribue finalement qu’à reconduire les inégalités originelles?

    Si l’école, premier lieu pour expérimenter le vivre-ensemble, échoue à donner corps aux valeurs et principes qui la sous-tendent, la société ne peut réussir non plus. Elle ne sera pas crédible face à ces transformations inquiétantes de la société marocaine corroborées par les statistiques explosives des Neets ou les hordes violentes qui pillent et saccagent tout à la sortie des stades.

    Cette ségrégation ruine les minces espoirs d’une reprise en main du dossier éducation. L’erreur serait cependant de croire que le brassage pourrait se faire de manière naturelle. Du moins tant que le comportement humain continuera de buter sur le syndrome Nimby, acronyme anglais de «Not in my Backyard» (littéralement, pas dans mon jardin). Dans la rue comme à l’école, le riche n’aime pas trop le voisin pauvre, et à la limite, c’est universel.

    La crise dépasse le simple cadre de l’école. Il ne faut pas se faire trop d’illusions. Toute stratégie est vouée à l’échec si elle ne traite pas les questions de «ségrégation spatiale», de «requalification des villes-dortoirs» et de «quartiers ghettos», dans le cadre «d’approches volontaristes» pour reprendre la rhétorique des discours officiels.

    Ceux servis régulièrement par la technocratie des «stratégies» d’urbanisme et d’aménagement du territoire. Malheureusement sans que les discours soient suivis d’effets.

     

     

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