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    L'Edito

    Mutation

    Par L'Economiste| Edition N°:4459 Le 10/02/2015 | Partager

    L'urgence d’une réforme de l’enseignement ne mérite pas un rappel tant elle est évidente. Une grande part de la production éditoriale de ces dernières années a été consacrée à ce sujet. Tout comme un gisement de matière grise, qui fait vivre une armée de consultants, de think tanks qui continue de se nourrir de l’enlisement du dossier. Il y a probablement plusieurs manières d’évaluer le volontarisme gouvernemental sur la question. La première est de suivre avec intérêt le déploiement du modèle que vient de proposer Benmokhtar pour réveiller l’école. L’on ne peut cependant faire l’économie de l’évaluer aussi à l’aune des indicateurs de l’absentéisme des profs. Les chiffres sont simplement scandaleux! (voir  la rubrique Compétences & RH).
    Il ne s’agit pas de présenter ici le corps enseignant et/ou administratif pour les lampistes du blocage. La crise de l’absentéisme s’explique d’ailleurs en partie par des bugs de gouvernance à travers le problème des affectations. Et à ne pas en douter, il existe, fort heureusement d’ailleurs, des enseignants consciencieux qui continuent toujours de croire à leur mission. Cependant, le laisser-faire ne peut plus durer. Si ce décrochage n’est pas pris à bras-le-corps, quelle que soit la dynamique engagée, celle-ci ne peut avoir que des effets provisoires. On le sait politiquement, c’est l’une des batailles les plus risquées et celle qui irrite le plus les corporatismes. Si c’est un phénomène dont il convient d’interpeller le sens et les conséquences, c’est qu’il peut être à la fois le révélateur de failles organisationnelles, de contrôle mais aussi de démobilisation. C’est la première mutation de l’école à entreprendre.

    Mohamed Benabid

    Mohamed Benabid

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