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    L'Edito

    Monnaie

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5629 Le 05/11/2019 | Partager
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    Avec plus de 44 millions d’abonnés mobiles, pas besoin de se faire violence pour identifier l’instrument de paiement le plus puissant théoriquement. Théoriquement... car la feuille de route marocaine pour le m-paiement accuse un bien surprenant retard.

    Au point d’inquiéter, y compris au sein des milieux financiers. Au point aussi de faire passer les ambitions de lutte contre l’exclusion financière (à peine 20% de la population bancarisée dans le monde rural) pour un mantra répété à l’envi comme pour conjurer l’échec.

    Les offres de mobile banking se sont certes étoffées, mais pas au sens de la doxa dominante sur le m-paiement, dans la mesure où il s’agit majoritairement de solutions ciblant les clientèles captives, permettant d’effectuer des virements en ligne, mais pas de transformer son smartphone en porte-monnaie électronique.

    Ces enjeux continuent d’interpeller un secteur, la banque, bousculée dans son cœur de métier et sans doute peu enthousiaste à l’idée d’un modèle, exclusivement opérateur centré, c’est-à-dire où les télécoms figureraient au cœur du système et déploieraient leurs propres solutions de paiement, celles-ci étant adossées à un numéro de téléphone et sans passer par un compte bancaire. Il faudrait cependant se garder de faire un mauvais procès aux banques.

    Si elles semblent hésitantes sur le partage des revenus, les issues vers un scénario collaboratif restent ouvertes, si les deux régulateurs, ANRT et Bank Al-Maghrib, arrivent à synchroniser leurs rythmes dans l’intérêt des usagers et des opérateurs.

    Idéalement en capitalisant sur les acquis des initiatives pionnières (la première expérience de paiement mobile au Maroc n’a-t-elle pas été initiée il y a près de 10 ans à l’issue d’un partenariat entre Maroc Telecom, Attijariwafa bank et BCP?). Et même en allant plus loin.

     

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