×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Mobiliser une volonté

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5330 Le 07/08/2018 | Partager
    nadia_salah.jpg
     

    Il n’est pas certain que l’ampleur de l’opération soit bien mesurée, y compris par ceux qui la font. Poser un badge de traçage à 6 millions de moutons est un travail colossal. Par la masse comme par l’organisation de cette opération (cf. L’Economiste du 6 août 2018).

    Mais il n’y a pas que cela. On se souvient des incidents des «viandes vertes». Quand les gens ont commencé à s’étonner, à demander si c’était dangereux et comment cela avait pu arriver, l’ONSSA, Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires, avait préféré nier, assurant presque que ce que les gens voyaient sur leur mouton étaient des hallucinations collectives.

    Ce n’est que lorsque l’Office fut complètement submergé de critiques qu’il s’est intéressé à cet étrange phénomène, publiant alors des communiqués contradictoires et incompréhensibles. De mal en pis.

    La raideur de cette réaction et les revers qui s’enchaînaient venaient d’une erreur centrale: le Maroc d’aujourd’hui n’est pas celui des années 1970. Les gens ont des droits, dont le premier est le droit d’être correctement informés, le droit d’être traités enfin pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des citoyens libres et intelligents.

    Changement de registre cette année et renversement de la façon de penser et d’agir: les citoyens, les familles sont devenus le cœur de l’opération de sécurisation des moutons de l’Aïd. L’Intérieur, qui a le meilleur maillage local, et l’Agriculture, qui est au plus près des producteurs, sans compter les producteurs eux-mêmes et leur fédération, ont travaillé ensemble. Ce n’est pas si facile au Maroc.

    Dans des cas comme celui-là, les moyens matériels comptent, mais ils ne font pas le poids tous seuls. Il leur faut gagner une humanité, une volonté,  pour réaliser une pareille mobilisation, où chacun arrive à se dépasser pour un but plus grand que soi.

    Un modèle pour réinventer la croissance du Royaume? Pourquoi pas? En tout cas à partager.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc