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    L'Edito

    Mobilisation

    Par L'Economiste| Edition N°:2163 Le 02/12/2005 | Partager

    Tout le monde en veut et d’ailleurs, la politique de l’artisanat se construit sur le même modèle tandis que l’ensemble rangé sous le nom de Plan Emergence (ex-rapport McKinsey) n’existera que s’il arrive à ressembler au tourisme.Qu’on en juge: 34 milliards de DH de recettes pour cette année, presque autant que les MRE. Une hausse de 30% des passages à l’aéroport de Marrakech, une de nos deux destinations-phares… Pour paraphraser une ancienne publicité de carburants, le tourisme a déjà mis «un tigre dans le moteur» de l’activité économique en irrigant les domaines annexes. Pas facile par exemple de trouver un maçon ou un serveur à Marrakech, où il faut d’urgence redimensionner les infrastructures d’eau, d’électricité… et redimensionner aussi les limites de la ville! Qui s’en plaindra?! Qui n’en rêve-t-il pas pour sa propre ville, même si chacun sait bien qu’il ne faut pas trahir l’âme d’une cité quand on vit de sa magie?!Mais à quoi tient donc ce succès du tourisme au Maroc? Est-ce vraiment ce même Maroc dont on disait, il n’y a pas si longtemps, qu’il avait de beaux sites, mais pas le moindre bon professionnel, dont on disait parfois que la culture marocaine était antinomique avec l’idée de tourisme?Les «petites assises» (gentille désignation pour qualifier les Assises nationales et les distinguer des Assises internationales) en ce moment à Essaouira, donnent une clef: positiver les ambitions, montrer les résultats, puisqu’ils sont là bien réels, tout en étant intraitable sur les manquements et les loupés. La langue de bois (ou sa version contemporaine, la «langue de coton»), l’emphase ou l’enflure ne valent en effet pas mieux que le dénigrement, le persiflage ou la dérision. Les uns et les autres sont tout aussi démobilisateurs puisqu’ils sont des agressions contre le bon sens et qu’ils engendrent la méfiance, et font redouter la prise de risques.Nadia SALAH

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