×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Méthode

Par L'Economiste| Edition N°:3973 Le 21/02/2013 | Partager

Le Souverain s’est impliqué lui-même et personnellement dans les Assises de l’industrie (voir nos informations ci-contre). C’est dire l’importance accordée, non pas à la réunion, mais à la politique que la réunion doit promouvoir.
On le  sait depuis que Jettou a remis  le volontarisme politique à l’honneur au milieu des années 2000: on ne parvient à rien sans une très forte implication étatique.
Il ne s’agit pas d’investir et de produire à la place des investisseurs, ni de produire à la place des producteurs, comme cela se faisait dans les années 1960/70.
Il s’agit d’amener à faire, d’aider à faire, de pousser à faire.
La stratégie volontariste des métiers mondiaux a remarquablement fonctionné. L’actuel gouvernement a eu l’intelligence de ne pas la passer par-dessus bord. S’il n’hésite ni sur le bien-fondé, ni sur les objectifs, il est encore très embarrassé sur la méthode.
En premier lieu, il n’a pas bien mesuré que le maintien, voire l’accroissement  des subventions à la consommation pèse directement et lourdement sur la compétitivité du pays.
Ensuite, il a hérité du gouvernement Abbas El Fassi, la pire des configurations en matière de dépenses publiques: le déficit budgétaire, qui ruine les investissements publics, va directement augmenter le déficit commercial. Ce faisant, les investisseurs redoutent d’abord de ne pouvoir alimenter leur projet. Ensuite, s’ils viennent de l’étranger, ils craignent de ne plus pouvoir valoriser leurs engagements.
La CGEM a d’ailleurs insisté sur l’urgence des redressements politiques à effectuer.
De même, la patronne des patrons  n’a pas hésité à souligner le fardeau d’un foncier toujours pas maîtrisé par les pouvoirs publics. Elle a critiqué  le laisser-aller dans les exécutions des arrêts judiciaires et le peu d’énergie que le gouvernement met à rétablir un climat social favorable à l’emploi et aux investissements.
En peu de mots, elle a posé la méthode.

Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc