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L'Edito

Menaces, encore!

Par Nadia SALAH| Edition N°:4804 Le 28/06/2016 | Partager
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Encore une fois, le ministère de l’Education nationale part en guerre contre ses profs. Après avoir jeté dehors les stagiaires qu’il a au préalable accueillis, sélectionnés et formés, voilà que ce ministère fait ses comptes et trouve qu’il va lui manquer quelque 20.000 enseignants l’année prochaine, et qu’il n’en a que la moitié en formation.
Mais en attendant, le ministère de l’Enseignement a commencé sa chasse estivale, hargneuse et agressive à l’encontre de son personnel qui donne des cours dans le privé. La raison «officialo-officieuse» (car on ne dit rien ni aux citoyens, ni aux contribuables, comme d’habitude!) c’est que les profs qui travaillent aussi dans le privé s’absenteraient.
Chacun aura noté la subtile nuance: on ne fait pas la chasse aux enseignants absents, mais seulement à ceux qui travaillent ailleurs. Le ministre lui-même se plaint en public et devant les parlementaires de l’absentéisme des enseignants. Mais on cherche encore les actions engagées sur le sujet.
Si l’administration n’ose pas ou ne sait pas engager son autorité sur l’absentéisme généralisé, pourquoi se donne-t-elle pour objectif de trier l’absent pour cause de cours concurrents et l’absent pour cause… d’absence (sic!)?
La mesure est forcément inique. Quand une mesure est inique, elle produit automatiquement de la fraude et de la corruption supplémentaire. N’y en a-t-il pas déjà assez dans l’enseignement?
A peine 10% des enfants sont dans une école privée. On devrait remercier les parents et les enseignants d’alléger la pression sur le système public, au lieu de les sanctionner.
Et surtout, au lieu de brandir sans cesse menaces et anathème et de décourager tout le monde, ne serait-il pas plus intelligent d’organiser la collaboration, dans l’intérêt de tous les enfants.

 

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