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    L'Edito

    Médecins

    Par L'Economiste| Edition N°:2835 Le 06/08/2008 | Partager

    Des femmes médecins du secteur public se rebiffent. Elles protestent contre leur affectation dans des régions qu’elles jugent éloignées, malgré les contrats de 8 ans qu’elles ont signés avec le ministère de tutelle. Cette affaire soulève une question de fond: celle de la carte sanitaire qu’aucun ministre de la Santé n’a réussi à mettre en place. Jusqu’ici, la construction des hôpitaux, la répartition des médecins et l’affectation des budgets se font de manière aléatoire, sans critère objectif de démographie urbaine ou rurale… Et, souvent, les arbitrages étaient dictés par des impératifs de réseaux ou de clientélisme. Le résultat de ces pratiques est une aberration: sureffectif des blouses blanches sur l’axe Rabat-Casablanca et pénurie sur plusieurs régions du pays. Alors, jusqu’à quand allons-nous obliger les Marocains à aller vers la capitale administrative ou économique pour se soigner?S’il est légitime que ces médecins s’inquiètent de leur confort personnel et familial, ils ne doivent pas, en revanche, bloquer sur cette question jugée secondaire au vu des missions nobles que suppose l’exercice de la médecine. A charge du ministère de leur procurer des moyens et du matériel pour leur permettre d’évoluer dans leur vie professionnelle. Pour les médecins, la priorité est de sauver des vies, apaiser les douleurs… Le plus important est qu’il y ait un traitement égalitaire dans l’accès aux soins pour tous les Marocains, qu’ils soient à Laâyoune, Tanger, Rabat ou Oujda. Sans aller jusqu’à leur demander de jouer aux héros de «Médecins sans frontières», il est néanmoins pertinent de rappeler quelques évidences: quand on choisit un métier, il faut en accepter les règles du jeu.Mohamed CHAOUI

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