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L'Edito

Marché

Par L'Economiste| Edition N°:1658 Le 09/12/2003 | Partager

Il est encore tôt pour connaître l’issue de la nouvelle grève du pain qui pointe du nez. Mais d’ores et déjà, il est possible d’en faire une première lecture. Cette affaire rappelle, encore une fois, que sur de nombreux chantiers, nous continuons d’utiliser les textes d’hier pour les enjeux de demain. Il y a quelques années, le pain partageait avec l’huile et le sucre le statut particulier de cliché immédiatement associé au Maroc. L’on peut comprendre que l’Etat pendant de nombreuses années et pour des raisons sociales, ait encouragé des systèmes de subvention et d’encadrement de marge, qui profitaient en réalité plus aux intermédiaires de ces filières qu’au consommateur final. La question qui se pose est celle de savoir pourquoi nous hésitons toujours à faire sauter les derniers verrous de ce qui s’apparente encore à une économie de rente. Comme bon nombre d’autres secteurs d’activité, la boulangerie a entamé sa mise à niveau. Le développement de la filière semble cependant compromis par une vieille réglementation qui fait que la logique de l’économie de marché ne joue pas pleinement. Si bien que les opérateurs en arrivent aujourd’hui à quémander 20 centimes par-ci et 20 centimes par-là, pour retrouver un semblant de vérité de prix. Admettons qu’il s’agisse de garder un produit de base à la portée des petites bourses. Mais a-t-on pensé à ces employés qui font vivre des familles, qui risquent de se retrouver demain à la rue, parce que leurs entreprises n’ont aucune visibilité économique, ou bien parce que sous prétexte de faire du social, on encourage la médiocrité. Et si on laissait jouer le marché? Il y aura peut-être des affaires qui iront mal, qui déclineront avec des gens au chômage. Mais il y aura aussi celles qui démarreront, qui créeront de l’emploi, avec au bout du compte, des employés qui pourront s’acheter du… pain. L’erreur serait de ne pas en prendre conscience. Là est tout le dangero.Mohamed BENABID

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