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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5045 Le 14/06/2017 | Partager
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    C'est aussi une «visite privée».  On sait, grâce à ce qu’en ont raconté d’autres visiteurs(euses), que le cadre familial, que le Souverain crée autour de lui, a des vertus quasiment magiques pour détruire les mythes désagréables entretenus sur le Palais. Dans le cas actuel, ce n’est peut-être pas du luxe.

    Les rieurs noteront que, comme d’habitude, le ministre des Affaires étrangères français est «fortuitement» en visite à Alger, quand son président est au Maroc. On serait mal venu de critiquer ces divertissantes constructions de diplomates. Elles existent quand des Nations s’entendent suffisamment bien et ce, en ayant conscience qu’elles doivent le faire sur le long terme.

    Certes, le changement du personnel politique en France est moins systématique qu’on le dit.  Il n’empêche qu’il y a des fils à nouer. Les plus faciles sont évidemment ceux des affaires: les nouveaux venus verront très vite les talents des entreprises de France et du Maroc à travailler ensemble, y compris vers l’Afrique. Ils comprendront aussi les angles stratégiques de la sécurité, au Mali, en Libye, en Méditerranée, comme en France et au Maroc, sans compter l’Europe.

    Il sera plus difficile de discerner les chemins philosophiques  et spirituels que bâtissent les Marocains avec leur Roi. La vie internationale a fait que ces chemins-là sont devenus, aussi, des axes de sécurité. Au Maroc, il faut comprendre que l’histoire du peuple français, l’histoire des féroces luttes de pouvoir aux XVIIIe et XIXe siècles, ont abouti à l’éviction des religions du champ public. Il n’y avait pas d’autre solution, même si cent ans plus tard, les compétences spirituelles, aujourd’hui nécessaires, sont à reconstruire.

    Et si le nouveau président pouvait nous prêter son manuel pour changer le personnel politique…

     

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