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L'Edito

Loi du silence

Par Nadia SALAH| Edition N°:5587 Le 06/09/2019 | Partager
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Encore une histoire de médecins. Pas une semaine sans une grève, une attaque judiciaire pimentées avec des chèques de garantie (illégaux, punissables par la loi) et la comptabilité où règne le crayon de papier et la gomme.

Nul n’a oublié les assises fiscales, où des médecins ont réclamé passe-droit, privilèges et exemptions.

Le secrétaire général des Finances s’est élevé contre ce discours, récoltant un tonnerre d’applaudissements sur place, puis des applaudissements dans les médias, chez les fonctionnaires…

Pas la peine de faire un dessin: on voit où l’opinion publique place le curseur de la rectitude et de la solidarité. En tout cas pas du côté de ces médecins-là(1).

Voilà que ça recommence: un journaliste, Mohamed Amoura, est accusé de diffamations et autres délits, alors qu’il invitait ses auditeurs à s’assurer de la bonne réputation du praticien choisi… Ni mise en cause collective, ni dénigrement. Juste un avis de bon sens où il précisait que cela ne concernait que «certains médecins».

Comme à son habitude, le Syndicat (apparemment minoritaire: il ne publie pas ses chiffres) saute au plafond, mobilise l’Ordre, lequel n’est pourtant pas facile à réveiller. Le ministre (PPS) s’en mêle, non pas pour soutenir le droit des citoyens à être informés mais pour censurer. On n’ose pas penser qu’il a agi en prévision des élections et on ne le pensera pas.

Oubliés les travaux communs en 2017, avec la Haute autorité de l’audiovisuel «pour une médiatisation de la santé au service de l’éducation et de la sensibilisation du citoyen». C’est la peau du journaliste que ce petit monde demande.

Il est dramatique, disons-le bien, que le comportement de ces médecins-là entraîne une telle défiance envers l’ensemble des professions de santé. Mais cet ensemble ferait bien de s’occuper de faire le ménage chez lui car son silence est son consentement.

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(1) Voir aussi le bel éditorial de notre confrère Samir Chaouki, Les Eco; 4 septembre 2019.

 

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