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L'Edito

Libre-échange

Par L'Economiste| Edition N°:1451 Le 04/02/2003 | Partager

Monsieur tape sur Madame et veut la sortir faire les courses. L'Amérique est dans cette situation, quand elle soutient Sharon, se prépare à bombarder l'Irak, et propose un accord commercial au Maroc. Notre diplomatie répond, sourit, négocie, c'est son rôle. Mais nos opérateurs et le grand public reçoivent mal cette tentative de diversion maladroite.On comprend le souci de l'Amérique de calmer les opinions publiques arabo-musulmanes, et d'offrir des avantages à ses alliés. Ainsi, l'Egypte reçoit des petits dons en milliards de dollars, en récompense de sa fidélité, et en dommages et intérêts pour son tourisme, sinistré par une tension que Bush attise et prolonge. Le tourisme marocain apprécierait des dons similaires. Ce serait un argument marketing plus convaincant qu'un FTA (Free Trade Agreement) hypothétique, et rabâché depuis quelques mois comme unique message publicitaire.En fait, l'idée est bonne, c'est son timing qui est mauvais. Le libéralisme, le Maroc y croit, lui qui s'est précipité dans les bras de l'Europe par un accord de libre-échange. Avec les Etats-Unis, il peut faire mieux avec un accord de libre-échange. Nous achetons déjà des avions, du blé, des logiciels (parfois, nous les piratons). Nous vendons très peu sur ce marché certes difficile, mais qui est le plus large du monde, sur lequel nous pouvons trouver quelques niches.Le libre-échange est que chaque pays se spécialise là où il est le plus fort, et abandonne à l'autre le reste. Il repose sur la confiance. Aujourd'hui, l'expérience du peuple irakien, affamé par l'embargo, incite, au contraire, à s'accrocher à la vieille idée de l'autosuffisance sur les produits vitaux -aliments, médicaments, équipements de base-... et à la méfiance. Il ne s'agit plus de sortir faire les courses mais de vivre sur son frigo et de le tenir bien fermé.Khalid BELYAZID

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