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L'Edito

Libertés

Par L'Economiste| Edition N°:1454 Le 07/02/2003 | Partager

La fermeté avec laquelle le gouvernement est intervenu pour permettre aux gens qui aiment l'humour de Laurent Gerra, d'aller l'écouter à Casablanca et, hier encore, la fermeté des déclarations du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement sont des signaux rassurants.Certes, il apparaît maintenant que les accusations dont cet artiste a fait l'objet n'auraient été qu'un montage entre artistes parisiens rivaux ou un mauvais canular interne au "showbiz". Mais ce n'est pas cela qui est important.L'important est que ceux qui veulent voir un spectacle puissent le voir sans être importunés par ceux qui ne veulent pas le voir. Personne n'a obligé les seconds à écouter ce qui ne leur convenait pas, donc, ils ne doivent pas imposer leurs goûts aux premiers. C'est aussi simple, aussi basique que cela.Mais il a fallu des policiers casqués pour faire respecter cette liberté si simple, si basique. C'est du jamais vu au Maroc. Ce n'est pas aux policiers qu'il faut reprocher de nous avoir montré ce spectacle, c'est à ceux qui ont fait tant et plus pour que la présence de ces policiers soit nécessaire. Les policiers ont fait leur travail pour que chacun soit libre et reste libre de ses choix. La déclaration du ministre Benabdallah confirme que cette option est celle du gouvernement: chacun est libre dans le respect de la liberté des autres et de la quiétude de tous.Il ne faut pas s'y tromper, c'est une nouvelle société qui naît sous nos yeux, avec des règles très différentes de l'ancienne. La nouvelle société n'est plus monolithique. Elle n'a plus une seule façon de voir, mais de multiples façons de penser, et elle reste une seule société. Ce n'est pas facile et il n'est pas illogique qu'au début, beaucoup comprennent que leur liberté est aussi le droit de kidnapper la liberté des autres. On en verra encore des hommes casqués qui seront dans la rue pour défendre nos libertés. On en entendra encore et encore des déclarations gouvernementales. Même si elles nous surprennent et parfois nous effraient, elles sont dans l'ordre de cet apprentissage collectif de la liberté.Nadia SALAH

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