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    L'Edito

    Liberté

    Par L'Economiste| Edition N°:2021 Le 16/05/2005 | Partager

    Entre les beaux fruits, les festivals de musique, les premiers plaisirs de l’été, il faut caser le 16 mai, un souvenir douloureux. Ce sont d’ailleurs les plaisirs, fondements de la vie, que les terroristes attaquent, et que les intégristes de tous poils et de toutes barbes condamnent. Commémorer, c’est honorer la mémoire des victimes, et aussi rester vigilant, faire le bilan de la lutte contre un monstre à plusieurs têtes, qui menace notre pays, notre religion. En deux ans, l’Etat a arrêté, jugé. Il a fait son premier devoir, réprimer le crime et l’appel au crime; il a assaini les mosquées, lutté contre les bidonvilles. Quant à la société civile, elle a accéléré son engagement caritatif; il est insuffisant, vu la taille des problèmes sociaux, mais les milliers de bénévoles ont le mérite de donner l’exemple d’une nouvelle citoyenneté. Ils organisent la contre-offensive intellectuelle, pour une lecture éclairée de la religion, pour de nouvelles valeurs, autour de la liberté.Les plus passifs sont les partis politiques, acteurs sociaux clés, qui donnent les élus, qui gèrent nos villes et font nos lois au Parlement. Parmi eux, le PJD. Il sert les mêmes rengaines autour de la sexualité (polémique du tsunami) ou de la vente d’alcool. Où sont ses idées sur l’AMO, la lutte antisècheresse…? Comment, avec des dirigeants de valeur, n’est-il pas sorti de la caricature d’islamiste? Malgré sa démagogie, il n’est pas plus populaire que les partis de gauche et de droite, incapables de le contrer sur ce terrain des mœurs, très symbolique de la modernité. Qui ira réformer un discours puritain, et toutes les lois hypocrites, dépassées par des Marocains, déjà libres de leur foi, de leur corps, de leur consommation? En fait, personne n’ose aborder de face la liberté, cette belle dame qui se découvre dans la chaleur de mai. Khalid BELYAZID

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