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    L'Edito

    Les petits colis

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5535 Le 14/06/2019 | Partager
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    Quand on crée une procédure nouvelle, le minimum, c’est de l’expliquer. Mais quand on est une autorité en charge d’un service public, et que l’on n’agit qu’à sa tête, alors cela n’a plus de nom.

    C’est pourtant ce qu’ont fait les autorités portuaires d’Algésiras. Des centaines de personnes y ont perdu leurs droits et leurs marchandises.

    C’est une très vieille histoire, un très vieux droit, connus des deux côtés du détroit: confier un petit paquet aux voyageurs qui le porteront au correspondant. Depuis une petite centaine d’années, on «met au car» ou «on donne au chauffeur».

    Cela se fait encore, partout au Maroc. Les familles se servent abondamment de cette possibilité de «donner au car»: ce n’est pas cher du tout et vise une catégorie de colis entre la Poste et la messagerie ou le transport de marchandises.

    Les messageries n’aiment guère ce système, mais il n’est pas sûr que sa disparition puisse favoriser réellement les autres formes de transports. Ni appuyer les sorties de l’économie informelle.

    De plus, on utilise-là de l’énergie marginale: plein ou vide, le car part.

    En Europe, cela ne se pratique plus guère. Au contraire, on se méfie de ces paquets, ficelés de bric et de broc, voyageant aux bons soins des chauffeurs. Pour quelques pièces d’euros, le colis est livré le surlendemain, à la gare routière. A charge pour le correspondant de venir le chercher lui-même.

    En 2015, Rabat et Madrid ont renouvelé l’accord, jusqu’à cet arbitraire d’Algésiras.

    Pourtant, malgré l’apparent désordre, le système fonctionne bien, à un coût très faible. Plus intéressant, il cible les familles les moins aisées, celles qui ont tant de mal à obtenir leurs droits.

    Que demander de plus, sauf à imposer une méthode d’identification, si le suivi est vraiment une question de sécurité. Ce qui n’est pas certain.

    Si c’est la ficelle, le papier Kraft  et le vilain Scotch marron qui gênent, alors on peut fournir des sacs ad hoc.

     

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