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    Le train

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4933 Le 06/01/2017 | Partager
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    Il faudra attendre encore un an et demi, voire deux ans avant qu’on puisse le prendre pour aller de Casa à Tanger en 2h10 (voir notre rubrique Analyse).  Le TGV, le premier en Afrique et dans le monde arabe, ne sera pas un mode de transport de luxe. Il ne sera pas non plus du low cost (sauf pour les billets en promo, comme dans tout transport d’aujourd’hui).
    Finalement, un TGV, ce n’est pas si cher qu’on le craint, loin en tout cas des gaspillages monstrueux qu’on a fait et que l’on fait encore pour subventionner les énergies fossiles importées. Mais là n’est pas la bonne question.
    L’aspect qui compte, c’est celui qu’on ne verra pas, parce que ce genre de transport l’aura combattu. Au Maroc comme ailleurs, la politique est de moins en moins le domaine des citoyens ayant un idéal et un programme. C’est de plus en plus le terrain d’investissement d’entrepreneurs, qui ont l’ambition personnelle de réussir. N’importe quelle idée, promesse ou folie est bonne à vendre: là, contrairement aux autres marchés de biens et services, il n’y a pas de loi pour protéger le consommateur!
    La régionalisation, dont on a vu avec les Académies régionales qu’elle est loin d’avoir des serviteurs compétents, deviendra tôt ou tard un nouveau marché pour des entrepreneurs politiques. Quoi de plus tentant que de promettre le paradis de l’indépendance locale, en échange d’une élection, en échange d’un siège de pouvoir?
    Si les Marocains, du nord au sud, ne sont pas reliés les uns aux autres par un transport très rapide et très facile, qui peut dire que ces discours ne rencontreront pas des ignorances et des frustrations?
    C’est l’enjeu stratégique pour lequel le TGV fait bien l’affaire. Et ceci sans compter le développement économique et social autour des gares. Vu la qualité des politiques économiques gouvernementales, ce ne sera pas de trop…

     

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