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    L'Edito

    Le grand mal

    Par L'Economiste| Edition N°:4615 Le 28/09/2015 | Partager

    A bonne raison, chacun sera étonné, très étonné – pour ne pas dire plus! – de la bonne place obtenue par le Maroc dans un nouveau classement sur la sécurité juridique (Cf. ci-contre). Le Royaume passe devant les Etats-Unis et le Japon!
    Les critères sont correctement fixés et normés. Là n’est pas le biais.
    Il est – c’est le plus intéressant – dans la haute qualification des répondants. En effet, les onze cabinets juridiques, clairement identifiés, sont les meilleurs du pays. Leur expérience ne date pas d’hier et ils sont davantage dans le conseil que dans le prétoire.
    Est-ce à dire que ce classement ne vaut rien?
    Pas du tout! Il a, au contraire, une énorme valeur. En effet, que nous dit-il dans le fond?
    Il dit, chiffres à l’appui, que les lois sont bonnes, qu’elles peuvent être appliquées et respectées… A condition d’avoir les compétences pour agir. Tout est là.
    Le tout-venant des justiciables, le tout-venant des avocats, des universitaires et des huissiers comme des juges n’ont pas du tout la même expérience de la justice marocaine. Combien d’avocats, au lieu de compter sur leur professionnalisme, arnaquent-ils leurs clients en leur faisant croire qu’il faut payer le juge pour avoir raison? Combien d’huissiers négligent-ils la tenue de leurs dossiers, et parmi ceux-là combien le font ou par ignorance ou volontairement ou encore parce qu’ils sont débordés, même si cela doit dévoyer le jugement? Et ainsi de suite…
    Ce classement si extraordinaire, si contradictoire avec l’expérience quotidienne au ras des tribunaux, souligne  indirectement le grand mal du Maroc d’aujourd’hui: le très faible niveau de compétences fourni par le système scolaire.
    Il faut impérativement mettre en place une large politique de remise à niveau, profession par profession. Sans cela, le pays retombera dans le sous-développement.
    Nadia SALAH

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