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L'Edito

Le chaos

Par L'Economiste| Edition N°:1471 Le 07/03/2003 | Partager

Le Maroc s'efforçait d'instaurer un régime démocratique. La démocratie, c'est les élections, bien sûr, mais c'est aussi et surtout un Etat de droit, un Etat dans lequel les citoyens connaissent d'avance leurs devoirs et leurs droits. Un Etat dans lequel tout ce qui n'est pas interdit par la loi est automatiquement autorisé. C'est encore un Etat dans lequel les citoyens sont soumis à l'autorité de la loi, pas à l'arbitraire des gouvernants.L'affaire des jeunes condamnés pour soi-disant "satanisme" n'aurait jamais dû arriver. Elle dénote un très grave dysfonctionnement au niveau du pouvoir: Elle montre parfaitement qu'il y a des forces à l'intérieur de l'Etat pour saboter le choix libéral et démocratique que SM le Roi s'efforce de mettre en oeuvre. Ce n'est pas la première fois que de tels sabotages se produisent. Souvenons-nous des arrestations douteuses dans l'affaire du CIH, juste après les élections législatives, qui avaient été transparentes et libres. Ces arrestations étaient venues occuper le champ médiatique, elles ont terni les effets positifs des élections, en jetant un doute sur les libertés marocaines.Des jeunes, dont le seul crime était d'aimer la musique rock, de porter des T-shirts noirs, ont été traînés devant les tribunaux. On les a accusés puis condamnés pour "satanisme", un délit qui vient d'être inventé par on ne sait qui, en dehors de toute loi.Ils ne comprennent pas ce qui leur arrive et la société marocaine tout entière s'interroge. Le but de l'opération ne serait-il pas de nous terroriser et de nous rappeler que nous demeurons tous à la merci du pouvoir, sans rime ni raison, dans le chaos le plus total? Dans ce cas, l'objectif est clair: rendre sceptiques les Marocains sur l'évolution en cours, semer le trouble et jeter le doute sur la volonté royale d'instaurer la démocratie et le respect des droits de l'homme. Prendre position en faveur de ces jeunes, c'est aussi prendre position pour un Maroc libre et démocratique. Nous ne devons pas accepter que des citoyens deviennent les otages d'enjeux politiques.Abdelmounaïm DILAMI

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